La perle brillante

Par hasard, j’ai rencontré la pratique du yoga en 1968 j’avais treize ans je pratique toujours. En 1989, pour la première fois, j’entrais dans un dojo Zen. Qu’est-ce que le Zen? Le Zen, c’est zazen, la posture du Bouddha Shakyamuni; selon le tofa, il s’agit de la posture parfaite.

En 1999, j’ai pris l’ordination de nonne. Je précise que je ne vis pas dans un monastère. Je ne me rase pas le crâne. Je porte skinny, boots, jean hacket et hoodies. A mon apparence, personne ne se doute de rien. L’habit ne fait pas la nonne. En riant, je me surnomme « nonne urbaine ». C’est dans le samsara, l’océan des désirs, le social, le monde ordinaire que j’exerce ma pratique.

Cependant, je suis un enseignement, le dharma. J’ai un référant, un enseignant. Je participe à des sesshins (sessions intensives de pratique) avec la sangha (les pratiquants) du Québec et d’ailleurs et cet hiver, je suis allée en pèlerinage dans les temples d’Europe. Bon, assez pour le c.v.!Je travaille pour gagner ma vie. Le Zen et le yoga sont ce qui donnent un sens à ma vie.

Le yoga et le Zen sont des pratiques spirituelles ancestrales visant à libérer de l’avidité de l’ego. Ce cher ego qui coure toujours d’un désir à l’autre sans jamais être satisfait ni même content dans cet univers d’incertitude, d’impermanence et d’illusions.

Notre petit ego ne veut pas souffrir. Il ne veut pour lui-même que de bonnes choses. Vouloir le protéger est la source de notre malheur et de toutes nos souffrances. Tant que nous ne prenons pas conscience de cela, il n’y a pas moyen de s’en libérer.

Je voulais simplement souligner que le yoga sont des pratiques spirituelles ancestrales et non des moyens de gagner sa vie ou pire, de s’enrichir en bernant les autres. Ces pratiques visent la libération; les utiliser à des fins mercantiles et illusoires, c’est détourner la pratique de la Voie, du Tao, du Dharma. Essayer d’obtenir, pratiquer avec l’intention d’obtenir ou de vendre quelque chose, c’est la pratique des mendiants, des êtres affamés. Cela n’a rien à voir avec la libération, la liberté.

Je termine en me rappelant que la compassion envers soi et les autres inclut l’amour et le respect dans fanatisme et jugement et je vous souhaite d’être heureuse, bien que « le bonheur ne soit qu’un bon moment à passer ».

Ming Pai pour les nonnes urbaines

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