Chroniques d’une jardinière de l’éveil

semer

Des plantes qui font écrire…

Première semaine

J’ai pris cette décision de parler du jardinage que je fais tous les matins pour « cultiver » notre petit dojo en démarrage.

Je ne vais pas parler du zazen que je pratique apres parce que, du zazen, il n’y a rien à dire.

Avec Ming Pai, on a décidé qu’on allait annuler notre conférence sur le Zen en Occident, renoncer une fois pour toutes à partager avec des mots notre pèlerinage, le pèlerinage de l’assise silencieuse, titre tout trouvé. Etrange et paradoxale prétéritation que cet acte de mutisme mais bon, on en est pas à une contradiction près.

Pèlerinage de l’assise silencieuse, pour convaincre par des mots les gens à venir s’asseoir en silence. « Sit down and shut up », pour paraphraser le célèbre livre zen américain.

Assoyons-nous ensemble en silence pour rendre hommage à ceux qui ont permis cela. J’aimerais tellement partager ainsi ma pratique du Zen, permettre à tous qui le désirent à s’asseoir au moins une fois dans leur vie dans cette belle et noble posture silencieuse. La meme que Bouddha Shakyamuni, pas le Bouddha super star auquel on voue un culte idiot et superstitieux, mais Shakya frère de pratique parce qu’ainsi il s’est assis comme chacun d’entre nous qui prenons la posture, meme croche, meme inconfortable, avec ce meme corps humain de chair et de sang, tout semblable au nôtre.

S’asseoir avec les gens en silence, qu’on oublie tout pour une fois, jusqu’à notre nom. Plonger dans le grand silence de la posture juste une fois, juste pour voir.

Mais bon.

Pour l’instant, l’épisode du zazen du matin, je le pratique surtout seule dans une salle, mais je ne me sentirai plus jamais seule après avoir embrassé cette assise comme centre de ma vie.

Du Zen, on en parle tellement, ça écorche les bouches. Moi qui tente de le pratiquer, le silence sera ma voix.

Chères nonnes urbaines à qui je confie ces mots. Et cher silence que tous recherchent sans le savoir.

Mais oui, parfois, on peut en avoir peur. Mais il n’y a rien à craindre.

« Un grand vide et rien de sacré »

Sei sō

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